LES RISQUES OPERATOIRES LES PLUS FREQUENTS

dernière mise à jour 26 / 3 / 14

LA PHLEBITE

On sait désormais que toute intervention au niveau du membre inférieur est susceptible d'entraîner une phlébite.

De quoi s'agit-il ?
D' un caillot qui se forme au niveau d'une veine du mollet ( plus rarement de la cuisse ).

Pourquoi ce risque de phlébite ?
Le genou opéré enfle, en raison du traumatisme opératoire, la circulation dans les veines au voisinage se fait plus difficilement et lentement. Un " bouchon "  se forme; c' est la phlébite.

Pourquoi est-ce grave ?
Le caillot peut migrer jusqu'aux poumons, c 'est l' embolie pulmonaire qui est une complication grave pour laquelle il est nécessaire d'aller en service de réanimation.


Comment éviter la phlébite ?                                     
     
            seringue pour injection d'anti-coagulant

En fluidifiant le sang grâce au Traitement anti-coagulant correctement surveillé par le médecin traitant et en stimulant la circulation veineuse à l'aide: des bas de contention, de la poche à glace, de l' exercice régulier ( lutter contre l 'immobilité du membre, se lever et marcher le plus tôt possible selon les indications du chirurgien ).


                                                                                                                         bas de contention

L' INFECTION DU SITE OPERATOIRE


Quand contracte-t-on l' infection ?
L ' infection peut être contractée avant l' hospitalisation, pendant ( infection nosocomiale ) ou après. 

Comment lutter contre le risque d'infection ?
 Avant l'intervention, un bilan peut vous être demandé à la recherche d'infections à titre systématique ( toujours fait pour les prothèses ),  on effectue une préparation de la peau, en réalisant une douche la veille et le matin même de l'intervention. Chaque établissement vous fournira un protocole très précis vous expliquant  comment vous préparer et vous désinfecter.
Une fièvre ou un souci de santé avant l' opération sera systématiquement signalé au chirurgien qui décidera parfois de retarder l' intervention.

-pendant l' hospitalisation  : vous aurez une préparation par l'équipe d'infirmière et au bloc opératoire une nouvelle désinfection sera réalisée en badigeonnant  le membre avec un antiseptique ( en général de la Bétadine ) et un champs stérile isolera le membre. SI VOUS ETES ALLERGIQUE AUX PRODUITS IODES VOUS L'AUREZ SIGNALE AUPARAVANT.

- après l' hospitalisation : les soins de la cicatrices seront OBLIGATOIREMENT EFFECTUES PAR UNE INFIRMIERE DIPLOMEE D'ETAT ( IDE ). Elle observera les même consignes d'hygiène que celles de l'établissement hospitaliser. Elle sera en mesure de joindre votre chirurgien en cas d'inquiétude concernant votre plaie opératoire, la survenue d'une fièvre ect...

Les Antibiotiques
Ne sont pas systématiques.
Selon l'intervention vous en recevrez pendant l'opération uniquement, durant 48 heures après, durant une période plus longue ou pas du tout.


LA RAIDEUR ARTICULAIRE


Toute intervention du genou, même minime, peut entraîner un enraidissement de l'articulation. C' est d'autant plus vrai que les douleurs post-opératoires sont marquées et que le genou est très enflé.

Comment lutter contre l'enraidissement ?
La rééducation débutée le plus tôt possible, douce et régulière avec un temps d'auto-rééducation c'est à dire d'exercice effectués par le patient tout seul selon les indication du kinésithérapeuthe qui lui aura établi un petit programme de travail quotidien.

Le glaçage local favorise aussi beaucoup l'assoupissement.

D'une façon générale il faut être régulier dans ses exercices et le plus détendu possible. Ne pas s'inquiéter d'une progression lente à partir du moment où des progrès sont enregistrés jours après jours.
Il faut prévenir le chirurgien si l' on a l'impression de " buter " en rééducation sans attendre que le genou soit trop douloureux ou complètement enraidi.


Que se passe-t-il si le genou s'enraidi malgré tout ?
Le chirurgien doit être consulté et selon l'importance de la raideur de l'articulation, selon le délai par rapport à l'opération, il peut décider de vous ré-hospitaliser pour quelques jours pour effectuer une intervention appelée mobilisation  ou une arthrolyse du genou.

Qu 'est-ce-que la Mobilisation du Genou ?
C' est une opération sans ouvrir le genou qui vise à fléchir ( plier )  le genou sous anesthésie générale ou locale. Quelques jours d'hospitalisation sont nécessaire pour débuter la rééducation avec utilisation d'un appareil arthromoteur , c'est à dire d'un appareil électrique qui va continuer à plier et étendre le genou plusieurs heures par jour pour entretenir la souplesse récupérée.

Qu' est-ce que l' Arthrolyse du genou
C 'est opération qui à également pour but de retrouver la souplesse d'un genou enraidi pour lequel une simple mobilisation sans ouvrir ne suffit pas. L 'Arthrolyse se fait en ouvrant le genou, soit par arthroscopie ( 2 petites cicatrices et intervention par caméra ) soit en ouvrant vraiment le genou. Des adhérences qui se sont formées dans le genou et qui empêchent de plier sont sectionnées. Par la suite in utilise un arthromoteur comme pour la mobilisation.


L' ALGONEURODYSTROPHIE

Ce n'est pas une maladie à proprement parler, c'est un syndrome douloureux et enraidissant qui est la majeure partie du temps transitoire et complètement réversible sans aucune intervention et qui peut évoluer durant de nombreux mois.
C 'est en fait une sorte de " réflexe douloureux " contrôlé par le système nerveux sympathique qui peut s'apparenter aux palpitations ou à la transpiration lorsque l'on est ému ou intimidé et qui disparaît sans laisser aucune séquelle , comme les battements cardiaques retrouvent leur rythme régulier sitôt la situation intimidante éloignée.
L' algoneurodystrophie n'est pas le reflet d'une aggravation quelconque mais elle peut être très invalidante.

Quels sont les facteurs qui peuvent entrainer une algoneurodystropie ?
La rééducation trop énergique, un terrain psychologique particulièrement sensible, parfois aucune raison évidente n' est retrouvée.

Comment faire le diagnostic ?
Des douleurs persistantes en particuliers la nuit, une transpiration excessive au niveau de l'intervention, parfois un aspect luisant de la peau, un gonflement persistant sont de bons signes, mais ils ne sont pas toujours présents. La douleur croissante lors de la rééducation est sans doute le meilleurs signe d'alerte.

Y a-t-il un traitement préventif ?
Des équipes ont proposé la prise de vitamine C avant l'intervention chez des patients dont on sait qu'ils ont des antécédents d'algoneuroduystrophie.

Existe-t-il un traitement efficace de l'algoneurodystrophie
Il existe en effet un traitement qui vous sera prescrit par votre chirurgien ou votre médecin de famille selon le stade de votre algoneurodystrophie.
Des bains froids et chauds en alternance sont souvent très efficaces. Dans tous les cas la rééducation sera interrompu temporairement.
Même avec un genou raide aucune intervention ne sera proposée et la récupération sera obtenue.